Le sentier, voisin de chez-moi!Demain, nous avancerons les pendules d'une heure pour passer à l'heure d'été. Cela signifie plus d'ensoleillement. Le retour à la maison, après une journée de travail, se fera désormais dans la clarté et non plus dans la noirceur. À l'avance, je jubile!

Pour ceux qui souffrent de dépression saisonnière vu le manque de lumière, cela leur fera grand bien. On sait que dans les pays nordiques, le phénomène est de taille. Près de 20% des Québécois en seraient affectés. Après 400 hivers passés en Amérique du Nord, il y aurait donc là de sérieux signes de mésadaptation par rapport au climat hivernal. Et le réchauffement climatique n'est pas sans conséquences. En raison des écarts de température constants, les hivers se font plus rigoureux... de quoi miner le moral des troupes.

Or, plus il fait froid, plus on s'encabane et moins on voit le soleil. Se pointer régulièrement le bout du nez dehors demeure donc une question d'équilibre. Marcher pour aller prendre le bus ou prendre un bol d'air, le midi, a de quoi nous ravigoter. Avec un tel programme, on traverse nos hivers sibériens avec un relatif succès, disons.

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Dans mon quartier du centre-ville, les sentiers pédestres pullulent. Le parc urbain adossé à notre résidence constitue un joli terrain de jeux, en hiver. Tout çà, à ma porte!   

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Tout près, on peut y voir Cap-Rouge en contrebas. Le promontoire constituait un efficace lieu de guet pour les Amérindiens, au début de la colonisation de mon pays. Depuis ce poste d'observation, ces derniers ont vu s'installer les premiers Français aux abords de la petite rivière, en 1540. Cependant, l'hivernement fut pour eux plus que pénible, la maladie ayant fait périr pas moins d'une trentaine d'hommes, soit le tiers du clan. À peine un an plus tard, les colons survivants repartirent tous vers la mère patrie, pour ne revenir que plusieurs années plus tard. Depuis, on guette le frette puis on s'attrique pour pas geler. ;-))

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Il y a une dizaine d'années, ma jeune fille est revenue d'une ballade avec une pierre trouvée justement dans le parc, à l'orée du bois. Une bien gentille surprise, pour me faire plaisir. Après y avoir vu la forme d'un coeur, j'ai constaté qu'il s'agissait plutôt d'une pierre encochée. Une pointe de flèche amérindienne, peut-être?  Je la conserve en me disant qu'un jour, j'en soumettrai la photo à une association d'anthropologues du Québec, pour en savoir plus.

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