g

Plusieurs dames veillaient secrètement aux bonnes mœurs dans mon village natal. Eh oui... mais je ne vous dirai pas qui, là!

Au début des années 1970, la police est effectivement débarqué au magasin général de mes parents pour y confisquer quelques petits portes-clés. J'y étais!

Il s'agissait de petites longues vues miniatures qui, lorsqu'on regardait par le bout de la lorgnette, y dévoilaient la photo d'une dame aux charmes de pin-up avec les seins nus. Hon! À l'époque, ce matériel commercial  n'était pas, en soi, illégal mais pouvait porter «atteinte aux bonnes mœurs» si quelqu'un s'en plaignait. Ce qui fût le cas, cette fois là.

Au même moment, allait s'ensuivre une libération des mœurs sans précédent au Québec. Si bien qu'aujourd'hui, en 2013, ce genre de p'tites photos coquines fait plutôt rigoler les jeunes et n'a absolument rien de comparable avec ce qu'on peut voir dans les jeux vidéo ou dans les bandes-annonces publicitaires à la télévision, en plein heure d'écoute familiale. Autre temps, autre mœurs.