Cap sur Bonaventure!
Jusqu’à présent, je me suis jamais rendue plus loin que Mont-Joli, dans le Nord-Est du Québec. Bah… la tournée en Gaspésie, ce n’était pas mon truc! Or, le week-end dernier, les affaires m’ont amenée jusqu’au petit village de Bonaventure. C’est beaucoup de route pour voir si peu. À dire vrai, la plupart des endroits touristiques sont fermés vu la fin de la belle saison. Pareil pour les haltes routières. Pas très invitant, vraiment.
Pour s’y rendre, depuis Québec, on y longe le fleuve. Puis, on traverse une plaine côtière et une succession de monts arrondis par l’érosion qu’on peut voir au loin dans l’arrière-pays. Ceux-ci sont composés de schiste et de grès rouge. Les mouvements de l’écorce terrestre y sont parfois visibles.
Les roches qui composent la Gaspésie sont d'origine précambrienne, les plus anciennes qui soient. Le paysage sont donc le résultat d’une évolution s’échelonnant sur près de 600 millions d’années. Tout de même impressionnant.
La traversée de quelques villages sans âme ni style dont je ne me souviens même plus les noms... désolé.
Les ponts couverts de la ville d'Amqui sont à souligner...
La péninsule de la Gaspésie présente des paysages de bord de mer qui valent principalement le déplacement pour qui aime la nature. Tiens, l''air salin y est maintenant omniprésent... on ne parle plus ici du «fleuve» mais bien de la «mer».
(Ci-dessus) Au loin, Bonaventure
Bonaventure
Et les couchers de soleil sont magnifiques... J'ai même pu assister à une séance de photographie juste au moment de mon arrivée à Bonaventure. En plein «été des indiens» avec un beau 19 degrés Fahrenheit à l'heure du midi, fallait pas s'étonner de voir le mannequin en robe légère. Tout cela en Gaspésie, un 27 octobre. Exceptionnel, vraiment!
Le lendemain, j'ai bénéficié d'un peu de liberté pour capter au vol quelques clichés des principaux édifices du village au bord de mer fondé en 1760, dont l'ancien couvent transformé en salle communautaire pour les aînés.
D'anciennes maisons de pêcheurs... maintenant de jolies boutiques de produits artisanaux.
L'imposant Musée des Acadiens du Québec trône fièrement au centre du village. J'ai pu y acheter là de petits souvenirs pour les z'amis de la douce France... Surtout que je ne reviendrai pas de sitôt en Gaspésie. Ce n'est pas mon coin, hein! ;-)
Bonaventure est devenu le lieu de refuge des nombreux Acadiens ayant fui la déportation ordonné par les Anglais, en 1755. Après la signature du traité de Paris (1763), la Nouvelle-France appartient dorénavant aux Anglais. Ce n'est pourtant qu'une cinquantaine d’années plus tard que les Acadiens de Bonaventure reçoivent leurs titres de propriétés des terres qu’ils ont défrichées. Toute une saga dont on parle encore.
L'agriculture occupe encore aujourd'hui une place importante dans l'économie de Bonaventure. Le tourisme arrive au second rang, rien d'étonnant.
Y'a les chalets modernes... bof!
Y'a les anciens en bardeaux de cèdre... ceux que je préfère!!
... et les vieux shacks qu'on n'ose toujours pas détruire. Pourquoi? Je ne saurais le dire.
Au petit déjeuner, c'est le journal de la veille que la sympathique hôtesse me propose. Ici, dans ce coin de pays, le quotidien du jour n'arrivera qu'en soirée. À la radio, on y entend beaucoup de musique country. Le son, ici, est différent du reste du Québec.
Sur le chemin du retour, la pointe de Carleton a belle allure.
Certains paysages me plaisent.
Je traverse à nouveau plusieurs réserves indiennes aux noms exotiques...
À gauche de la rive qu'on longe pendant de nombreux kilomètres, le Nouveau-Brunswick!
Le village de Pointe-à-la-Croix se trouve à la frontière du Québec et du Nouveau-Brunswick... Le temps manquant, je n'ai pu emprunter le pont pour dire que j'ai changé de province. Une prochaine fois!
La maison Young est la représentation typique de la maison des acadiens de l'époque, il y a 250 ans. Construite en 1830, la maison a été déménagée sur le site de la halte routière de Pointe-à-la-croix où elle a même servi de bureau touristique.
L'heureux bavardage avec de jeunes auto-stoppeurs me dera bien agréable. Un plaisir que d'échanger avec les jeunes qui ont des rêves plein la tête!
Ah la pub!
Dans le flot des messages publicitaires qu'on retrouve dans nos magazines et à la télévision, on finit tôt ou tard par demeurer indifférent à ceux-ci. Puis arrive un spot qui éveille notre intérêt. Il nous amuse, nous dérange ou nous surprend. On le remarque et on aime le revoir. Voilà une pub qui me plaît. Une pub que j'aime. Un humour subtil qui a du punch!






















































