NYC en mai (partie 5)
JOUR 5
La journée sera elle aussi pluvieuse en matinée. Malgré tout, il en est toujours quelques uns pour errer où l'escalier rouge du Times Square, tôt le matin. Les marches sont entièrement libres de monde, pour faire changement.
Le sommet des gratte-ciels disparaissent...
Le ciel est couvert. La perception de la lumière est particulière en raison des immeubles qui font ombrage. Le pénombre est semi-permanent dans bien des endroits dans la ville... spécial!
Cette fois-ci, on déjeune au resto Mc Donald's, ce qui a grandement déplu à ma bella qui s'en plaint à haute voix. La bouffe était exécrable, j'en conviens. Mais c'était la seule et unique concession exigée pour notre séjour, soit un seul et unique repas pris dans ce resto. Voilà, c'est fait! ;-)
Un cliché du Times Square pris à peine un heure plus tard révèle une luminosité bien différente.
Les uniformes blancs des joyeux gais lurons marins tranchaient dans la place.
À New York City, il y a toujours plusieurs évènements de courte durée qui font place publique. Au gré de nos promenades, des surprises nous y attendent. Aujourd'hui, une exposition de voiture de course en plein Times Square. Bof... passons!
Un bref passage obligé s'imposait au Madison Square Garden, l'aréna qui constitue le quartier général des Rangers de NYC. Entre la tenue des matchs, de nombreux spectacles y sont présentées. La place est bien achalandée.
On file vers la pointe de l'île de Manhattan pour y voir le Ground Zero, lieux précis des anciennes tours du Word Trade Center. Ce nouvel attrape touristes a été pour nous bien décevant. On y fait payer à gros prix les gens pour regarder pendant quelques secondes l'immense trou béant où est maintenant lotie une fontaine. Tout cela est caché derrière un écran bleu qui n'a rien de vraiment esthétique. Cela sent l'exploitation commerciale à plein nez.
La file est longue de plusieurs centaines de curieux. La patience est de rigueur... et nous ne le serons pas. Bref, nous avons alors choisi de regarder l'attrait via le Web.
Un mémorial a été inauguré où l'immeuble voisin. Outre le mur des photos de pompiers qui ont péris en devoir lors de l'effonfrement des tours, une immense fresque en bronze patiné affiche un slogan désormais célèbre: «May we never forget».
Le quartier en est un d'affaires et les édifices à bureaux y pullulent. Habituellement, les touristes n'y traînent pas. On passe plutôt par là pour se rendre juste à côté, à peine un bloc plus loin, où se retrouve la pointe sud de l'ïle de Manhattan. Ci-dessous, une photo pour démontrer combien Ground zéro est justement à côté de cette pointe où j'étais alors lotie. C'est donc tout près!
En dirigeant notre regard au loin, vers le sud, on y aperçoit le célèbre monument, soit la Statue de la liberté... que nous nous contenterons aussi de regarder au loin. Il en prendrait plus de 2 1/2 heures pour s'en approcher. Pas le temps, puis il ne fait pas assez chaud pour prendre le large.
Ci-dessous, vous y voyez un mur de béton qui se trouve lui aussi à la pointe de l'île... De l'autre côté, on peut y voir l'entrée souterraine de l'autoroute qui traverse la rivière menant vers Brooklyn. Il s'agit du Battery Triborough Bridge Tunnel .
On fait quelques pas pour y voir d'autres places à bureaux, et ce, avant de se diriger à nouveau au nord.
En chemin, on y rencontre des personnages plus vrais que la fiction. À les entendre s'exprimer à voix haute, le couple avait l'air d'être tout droit sorti d'une bande dessinée de Marvel Comics. Rigolo!
Cette fois-ci, rendez-vous au Metropolitan Museum of Art (MMA) adossé à Central Park. On s'y sent déjà chez-nous, dans ce coin de NYC.
À souligner, l'admission est gratuite quoique des frais y sont suggérés, de façon volontaire. Génial!
Nous y passerons quelques heures à visiter chacune des expositions. Ma fille et moi jubilons devant ces oeuvres de grande beauté et de grande richesse. Les ouvrages grecs en terre cuite, vieux de plus de deux millénaires, ont de quoi surprendre.
On craquera devant plusieurs pièces, de diverses époques.
Ce menu coffret à bijou en or, de fabrication allemande (1750) a été réclamé en cadeau par ma bella. ;-))
La reproduction de pièces d'époque était à voir!
Et mon tableau préféré, celui de l'anglais William Owen (1801):
Le clou de la fin demeurait l'exposition spécialement consacrée aux deux grands noms de la mode italienne, soit Schiaparelli et Prada. Hélas, les photos y étaient strictement interdites. ;-( On y exhibait une série de modèles icônes des stylistes et leurs esquisses.
On entreprend une autre virée adns l'East Side qu'on aime bien.
Plus on s'éloigne de Central Park pour se diriger vers la rive, plus la richesse diminue.Tiens, tiens.
On passera devant le Lexington Candy Shop, véritable institution, sans toutefois s'y arrêter. Il s'agit d'un typique petit restaurant des années 50. Tout y est d'origine. Son propriétaire, un héritier, y affiche fièrement sa grande collection de bouteilles de Coke en vitrine. On aime ou on déteste, c'est selon.
À cette hauteur de la ville, il est préférable de prendre l'autobus qui filera entièrement sur la 5e Avenue. Il y a l'air climatisé, un must!
On revient à l'hôtel, le temps de se rafraichir et planifier notre soirée. Et que voyons-nous en plein Times Square? Euh... une police montée à cheval. Incroyable!
Nos marins sont nombreux dans la place, leur popularité est sans équivoque.
Ce soir là, la place est hyper bondée. Il fait beau et chaud, parfait pour une sortie en ville.
Au terme d'un souper dans un resto du quartier, il nous reste une quantité incroyable de nourriture. On se met aussitôt à la recherche d'un mendiant à qui faire offrir généreusement cette manne joliment enveloppée. Je le fais à chacun de mes voyages. Un réel défi!
Le premier que l'on rencontre, tout gras,refuse illico l'offre sans aucunement nous remercier et s'empresse de poursuivre une conversation avec son iPod Touch de dernière génération, derrière son pot recevant les sous des passants. Comme le dit bien l'expression, «on a plus les pauvres qu'on avait»! ;-)) Je reconnais d'avance le second mendiant qui est installé en permanence à Times Square, pour l'avoir vu l'automne d'avant. Cet homme aux pieds nus tremblote et peine à se mouvoir. Il accepte avec grande politesse le repas qu'il aura tôt fait de manger. Cela m'a fait chaud au coeur.
Une meute de gens est attroupée autour du Naked Cowboy qui anime la place depuis dix ans, en plein Times Square. Le type se prête au jeu de ses dames qui désirent le charmer et le capter en photo, et ce, en échange de quelques billets de courtoisie. Allez voir son site. Le beau a d'ailleurs paru dans de nombreux films. Il demeure une attraction en soi.
Pour s'amuser plusieurs mères insisteront pour que leurs filles se prêtent au jeu de la séduction. Rigolo, tout de même très «américain» comme humour!
Le cowboy tentera de convaincre ma bella de le rejoindre. «Eh, cover girl?» lui dira-t-il à quelques reprises... mais en vain.
De jeunes break dancers sauront nous épater. Après leur danse, ils passent le chapeau...
Y'a la sérieuse statue de la liberté sur ses échasses...
On monte tout en haut de l'escalier rouge. Voici le point de vue du côté sud...
... et celui côté nord.
De retour à notre chambre d'hôtel, on jette un dernier coup d'oeil depuis la fenêtre. Bon, on laissera la chance aux autres de veiller tard. Bonne nuit!
- À SUIVRE -
Commentaires sur NYC en mai (partie 5)
- Ma fille a un très grans sens de l'orientation. Elle sait se retrouver partout, encore plus que moi.
Eh oui, n s'éloigne parfois l'une de l'autre. On se donne à l'avance des consignes. Si on se perd, on retourne dans un square tout près de là ou bien à l'hôtel... ou bien à la porte d'un magasin, s'il est très grand. Cela rrive, parfois.
- Voilà encore un superbe billet comme tu sais les faire.
Le naked cowboy est de bien mauvais goût..... je me contenterai bien plus volontiers du Métropolitan Museum qui me semble si riche et j'aime aussi ces poteris grecques... C'est fou que l'entrée soit gratuite !
Ta bella a aussi très bon goût, Mc D.... elle n'aime pas, je comprends, elle a la chance d'avoir à la maison une maman qui lui cuisine des plats bien meilleurs ;o)
Très bon dimanche Anne - J'ai failli louper ce billet et ça aurait été dommage surtout pour le Métropolitan que je me jure de visiter si j'ai la chance de pouvoir retourner à NY un jour...
Le Naked Cowboy me fait marrer. Nos ados n'en revenaient pas que ce genre d'attraction puisse exister. NY ville de tous les délires !!!
Pas besoin de visiter Ground zéro pour penser à tous ces gens sacrifiés, dès que je pose un pied sur le sol américain, j'y pense... - Ce musée en vaut vraiment le détour.
Quant au Naked Cowboy, c'est fou ce qu'il fait jaser les gens. Le beau se fait pas mal d'argent avec son animation. Il en est même devenu un personnage public. Malgré son «costume» de scène, ce dernier est très poli envers la foule. Pour cela, je lui lève mon chapeau pour tant d'audace. Faut le faire!
Les évènements du 11 sept.font réfléchir. Tout un évènement! dont on se souviendra longtemps, très longtemps.
À la reparlure, Marielle!



















































































bisous fabienne